Lexus IS300H 2017


Test Drive / lundi, avril 16th, 2018

Après 1000 km au volant de la berline Lexus Is300h (H pour hybride) en finition Privilège Line, l’outsider des Bmw, Audi et autres Mercedes ne m’a pas laissé indifférent.

Rappelons que Lexus est la gamme Premium du groupe Toyota et que l’avenir de celui-ci se tourne vers essence, hybride, bioéthanol voir même hydrogène avec la Toyota Mirai. Oublions donc les IS diesel du passé.

Une seule motorisation disponible pour l’IS, la nippone est dotée du moteur 2.5L composé de 181ch essence et de 143ch électriques, puissance cumulée cela donne 223ch.

Restylée en 2017, la dernière génération IS garde la ligne générale qui fit son succès en 2013 mais avec des améliorations visuelles, telle la finition des optiques ainsi que des pare-chocs retravaillés. Sage et raffinée, cette familiale 5 portes en impose avec sa calandre impressionnante, marque de fabrique des Lexus nouvelle génération.

À l’intérieur, le cuir prend place au niveau de la sellerie, de la console centrale ainsi qu’une partie du tableau de bord. Un habitacle bien fini avec des touches de bois et d’aluminiums mixés aux plastiques. Personnellement j’aurais peut-être préféré soit Aluminium, soit bois plutôt que de s’éparpiller dans les styles. En parlant des plastiques, comme dans la Rc300h testée ultérieurement, j’ai ressenti un sentiment de low cost à des endroits comme les contours de poignées de porte. Mis à part ces points, l’habitacle est un véritable salon moderne invitant au plaisir et confort ! Une montre intégrée au tableau de bord, une climatisation tactile, un écran 10.3 pouces gérable via un pad, bref on sent la voiture prête à nous accueillir pour de longs trajets. Niveau espace, que ce soit à l’avant ou pour les passagers, la voiture laisse assez de place pour s’y sentir bien. Le coffre, malgré le stockage des batteries, offre un généreux 450L qui suffira amplement.

Bouton Power enfoncé, le siège et le volant se positionnent automatiquement à la distance préenregistrée par le conducteur auparavant. Le moteur est démarré et pourtant un silence règne toujours à bord. Dans un premier temps, c’est le fait qu’elle soit hybride et donc en électrique, mais même quand l’essence prend le relais, le moteur reste silencieux.

3 modes de conduite sont proposés : ECO / NORMAL / SPORT. Suivant le choix, la conduite, la consommation et le bruit de moteur seront bien différents. Si comme moi vous aimez entendre le moteur à l’accélération, le SPORT ne vous décevra pas. Une sonorité digne des meilleures GT, de quoi se sentir « pilote » quelques instants. Zéro à 100 en 8.3 secondes, malgré les 223ch on sent un léger manque de puissance sous la pédale. Maintenant il est clair qu’on ne demande pas à la Lexus d’avoir des performances d’une sportive mais elle perd au moins une seconde par rapport à la concurrence.

En conduite, les suspensions réagissent bien, les défauts de la route sont parfaitement filtrés. Les assistances à la conduite sont efficaces, que ce soit le dépassement de ligne ou l’alerte de distance avec le véhicule devant nous. Le job est fait sans être intrusif et omniprésent comme on peut parfois le constater chez certains constructeurs. L’insonorisation avec l’extérieur est parfaite, un vrai plaisir de rouler dans ces conditions.

En ville, la voiture se met régulièrement en électrique, ce qui a comme avantage de moins polluer mais surtout de moins consommer. La consommation annoncée est de 4.3L au 100, ne rêvez pas, je ne sais pas comment ils ont calculé ça. Si en effet, en ville c’est faisable, une fois dans les campagnes ou sur autoroute, je dépassais toujours les 7.0L. En moyenne et en ayant une attention maximale à optimiser ma conduite en mode ECO, je tournerai à 6.5L.

 

À l’heure où je me pose encore la question de l’économie que pourrait apporter un véhicule hybride, je constate que ce type de moteur conviendrait à une personne confrontée régulièrement aux embouteillages et dont la majorité des trajets seraient en ville. Une berline qui joue les citadines ! Mais pourquoi pas ? Après tout, avec les caméras et détecteurs de mouvements, elle serait presque aussi facile à garer qu’une Smart.

Dès 40.000€, comptez environ 50.000€ pour un modèle très bien équipé, ce qui place la Lexus IS300H moins cher que la concurrence Allemande.

Pour clôturer cet article, cette semaine à bord de la Lexus m’a totalement séduit même si j’avais déjà de bonnes impressions sur la marque. J’espère que cette expérience n’est que le commencement d’une longue série d’essais avec le groupe Toyota.