Toyota C-HR 1.2T 2017


Test Drive / lundi, avril 30th, 2018

Si il y a bien un modèle dans la gamme Toyota qui m’attire tout particulièrement depuis son lancement en 2016, c’est le Crossover urbain nommé C-HR. Je m’attendais à recevoir un modèle hybride vu l’excellence de Toyota dans le domaine, mais pour cet essai j’ai eu pendant une semaine le modèle 1.2 Turbo essence de 116ch. Après coup, je pense que c’était une bonne chose de voir qu’il est possible d’acquérir le C-HR à un prix réduit. A partir de 22.830€ alors que la version « électrique/essence » dépasse les 28.000€. Suivant l’utilisation que l’on en fait, si vous ne roulez pas beaucoup, que vous aimez le design et que le monde électrique vous est encore inconnu, la version essence est faite pour vous.

Parlons design, les avis sont assez tranchés : on aime ou on aime pas ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne laisse pas indifférent. Certain lui reproche un côté trop futuriste, trop torturé, pour ma part je trouve justement que le côté avant-gardiste est maîtrisé et apporte un look différent dans un créneau souvent aseptisé. Mis à part Nissan qui joue l’audace avec le Juke ou Vw avec un T-Roc encore trop timide, les Crossovers Urbains ne sont pas des plus fun. 4.36m de long pour 1.80m de large, les mensurations sont généreuses. La nouvelle plateforme TNGA (Toyota New Global Architecture) équipe le C-HR. Ce SUV possède donc la même base que la dernière Prius.

Une fois à bord, le conducteur est assis dans un environnement où tout est tourné vers lui. Une ligne bleu partant de la portière et parcourant le tableau de bord accentue l’impression d’être assis dans un cockpit. La finition des plastiques est exemplaire, un dessus de console en cuir, des panneaux de portières texturés, des paillettes sur la console centrale, la finition est soignée. Le système multimédia « Toyota Touch 2 with Go Plus » intégré dans une tablette 8″ m’a agréablement surpris de part sa connectivité rapide et aisée avec mon smartphone. Un menu de qualité et un gps agréable vient couronner le tout. Malgré un maintien parfait du dos, je n’ai pas été séduit par les sièges bi-tons bleu/noir qui équipaient la voiture d’essai, il y avait comme une impression de sellerie usée ou délavée qui me dérangeait alors que le véhicule était quasi neuf. Un autre petit point négatif est la vue arrière très limitée et des angles morts assez importants.

Pour les places arrière, deux adultes peuvent s’y tenir sans problème mais un manque de visibilité et de lumière extérieure pourrait vous rendre claustrophobe. Il fallait bien trouver un compromis entre le design et l’habitabilité. Autre victime du look, c’est le coffre, même si le volume de 377 litres est raisonnable, il est dans la moyenne inférieure du segment des Crossovers.

Sur la route, le C-HR est très plaisant à piloter, les aides à la conduite sont présentes et ne sont pas envahissantes contrairement à certaines marques concurrentes. Le 1.2T est très agréable, discret mais pas des plus économe avec un 7.1L/100 constaté. La boite 6 vitesses est souple, la direction est bonne, on sent que Toyota a favorisé le confort de conduite. Je trouve par contre que la voiture n’est pas assez nerveuse et qu’un manque de puissance est constaté lors des dépassements. Manquerait-il le petit boost de puissance électrique qu’un hybride lui apporterait? C’est en tout cas ce que je tenterai de vous répondre d’ici peu. En effet, Toyota Belux m’a programmé l’essai de la version hybride d’ici quelques jours. C’est pourquoi je ne m’attarde pas trop sur cet article et vous donnes rendez-vous pour le contre-rendu du C-HR Hybride dans les semaines à venir.