Mazda Mx5 1.5 2018


Test Drive / mercredi, mai 23rd, 2018

Recevoir une proposition de Mazda pour tester un cabriolet alors que 27 degrés sont annoncés, c’est avoir beaucoup de chance. Depuis 1989, la MX5 séduit dans le monde entier et la 4ème génération du biplace nippon ne déroge pas à la règle. Moins en rondeur, le nouveau design s’affine tout en gardant la recette gagnante qu’est le petit roadster inspiré des cabriolets anglais des années 60. Lauréate en 2016 des prix de « World car design of the year » et « World car of the year », la MX5 réussit un doublé inédit à l’élection de la Voiture Mondiale de l’année. Ces magnifiques récompenses montrent que le savoir-faire Mazda est reconnu dans le milieu automobile.

Déclinée en 2 versions, en toit souple classique ou en version « Hard-Top » toit métallique rétractable baptisé RF, ces 2 voitures au style un peu différent ont de quoi faire rêver ! Si la première est destinée aux beaux jours, les cheveux au vent, la deuxième pourrait sans soucis donner du plaisir toute l’année quelque soit la météo. Je me mets presque à rêver d’un garage idéal composé du Mx5 dans les 2 versions et d’un Mazda Cx5 en véhicule familiale.

Pour cet essai, je prends possession de la version classique en motorisation 1.5 SKYACTIV-G.

Ayant déjà roulé avec une Mx5 de 2002, je sais que je ne vais pas chercher le confort mais bien le plaisir de conduire.

Quelques chiffres pour décrire la MX5 en version 1.5:

  • 3,92 mètres de long, 1.74 de large et 1.23 de haut
  • 975 kg
  • 131ch
  • Boîte de vitesse manuelle à 6 rapports
  • Vitesse Maxi: 204 km/h
  • 0-100km/h en 8.3 secondes

Skyactiv c’est quoi?

Les technologies développées par Mazda depuis 2011 portent le nom de Skyactiv et consistent à diminuer la consommation et les émissions des moteurs. Elle inclut de nouveaux moteurs, des transmissions et des châssis.

Et le Skyactiv-G ?

C’est un moteur à injection directe de nouvelle génération qui atteint un taux de compression de 14,0:1. Pour réduire le risque de cliquetis à haute compression, le gaz résiduaire est réduit en utilisant un système d’échappement 4-2-1, en sculptant une cavité de piston et en optimisant l’injection de carburant. De plus, la durée de combustion est raccourcie par l’intensification de l’écoulement d’air, l’accroissement de la pression d’injection et l’utilisation d’injecteurs multitrous. Le rendement du carburant augmenterait jusqu’à 15%.


 

Le plus compliqué avec la Mx5 c’est de monter à bord, il faut littéralement se jeter dedans à ras du sol. Une fois assis, on se sent comme dans un cocon capote fermée mais pas du tout à l’étroit. Tout est pensé suivant la philosophie Jinba-Ittai si cher à Mazda et où voiture et conducteur ne font qu’un. L’intérieur est sobre et très bien fini, un rappel des cuirs sur le bas du tableau de bord ainsi que sur les portières ajoute une touche agréable à l’ensemble. Je noterai les dessus intérieurs de portières peints couleur carrosserie qui donnent une touche oldschool que j’apprécie fortement.  Un frein à main, un levier de vitesse, 3 molettes pour la clim et un écran tactile gérable par une commande quand la voiture est en route et c’est tout. Pas de boite à gant mais un petit espace entre les sièges suffira pour mettre les papiers du véhicule. Autre détail, deux porte-gobelets sont présents mais pas forcément bien placés, il n’est donc pas facile d’y accéder en roulant.

 

Pour se sentir à l’aise, il suffit d’ouvrir la capote, celle-ci est mécanique, d’une simplicité et rapidité qu’on n’imaginerait pas autre chose à la place. En quelques secondes, me voilà la tête à l’air. Il est 9h du matin et il y a déjà 18 degrés, c’est juste parfait pour aller se balader sur les routes de campagne.

Une fois le bouton START enclenché, je suis enivré par le ronronnement agréable du moteur qui laisse s’échapper quelques gaz. Au ralenti, le moteur n’est pas bruyant, que du contraire, même décapoté il est peu présent. Par contre, au moindre coup sur l’accélérateur, elle prend des tours et émet un beau son particulier qui me donne le sourire.  Quel Bonheur !

Malgré un petit moteur atmosphérique de 1.5L et 131 chevaux, cette propulsion semble en avoir dans les tripes. Le compte-tours en position centrale montre directement la direction à prendre, la zone rouge est à 7500 tours. Le levier de vitesse est placé à la perfection pour mon bras, la boîte est juste parfaite, ça passe sans soucis. Par contre, petit bémol pour la commande de la radio qui est sous mon poignet et occasionnera des changements de fréquence involontaires. La tenue de route de cette nouvelle MX5 est un sans faute, cela est rendu possible grâce à une carrosserie et un châssis plus léger et robuste. En déplaçant le moteur plus près du centre du véhicule, Mazda réussit à obtenir une répartition optimale du poids de 50:50 et un centre de gravité abaissé. En laissant les assistances à la conduite actives, le roadster colle à la route donnant envie de repousser ses limites. Désactivées et sur circuit, je ne doute pas que la nippone procure encore de plus belles sensations.

Tellement agréable à piloter, j’ai enchaîné les kilomètres, diversifié les routes, de la campagne à l’autoroute en passant par la ville sans jamais regarder à la consommation. J’arrive à peine à croire que malgré le fait de ne pas l’avoir ménagée je suis arrivé au résultat de 6.1L aux 100! C’est la première fois que j’arrive aussi juste par rapport à la consommation annoncée par Mazda qui est de 6.0L. Décidément la technologie SKYACTIV porte ses fruits.

Je disais en début d’article que je ne m’attendais pas à avoir du confort, et bien je dois vous dire que ces quelques jours avec la MX5 m’ont démontré que cette voiture est très confortable. L’assise est de qualité avec un très bon maintien lombaire ainsi que des suspensions remplissant leur job à merveille. Il se peut que le fait d’avoir des jantes de petites tailles au lieu des 17″ ou 18″ participe à ce confort. Un autre point de confort est le contact avec l’air, profitant d’une belle météo, j’ai eu la chance de pouvoir rouler quasi la totalité de l’essai décapoté. Même sur l’autoroute à 120 km/h, je n’ai jamais été gêné par le vent. Il suffit de monter les vitres au maximum, et si on est frileux, un peu d’air chaud dans la ventilation et c’est le bonheur assuré. Le modèle essayé disposait des sièges chauffants et d’un système son Bose. Si cela ne s’est pas avéré forcément nécessaire pour moi, il est vrai que ces petites touches participent à augmenter les sensations de plaisir. Evidemment, capote fermée, un point négatif est à relever: l’insonorisation est inexistante, mais c’est tout à fait normal, elle ne demande qu’a rouler à l’air libre. Je suis curieux de voir si la RF résout parfaitement ce souci. Là où Mazda devrait peut-être revoir sa copie, c’est au niveau de l’option GPS, en effet à plusieurs reprises il était perdu, d’ailleurs pour l’anecdote, il était incapable de me ramener au siège de Mazda Belgium.

Et niveau escapade? Je me posais la question s’il était envisageable de partir en weekend avec la Mx5 et d’emporter des bagages pour 2 personnes. 130L de coffre, c’est juste parfait pour entrer une petite valise et quelques victuailles pour le trajet.

Un sujet souvent délicat à aborder, c’est le prix, ici la MX5 avec le moteur 1.5L débute à 22.690€ en finition SKIDRIVE, et pour cette somme vous avez:

• ABS + EBD (répartiteur électronique de la
force de freinage) et EBA (assistance au
freinage d’urgence)
• Aide au démarrage en côte (HLA)
• Deux airbags frontaux, airbags latéraux
avec protection de tête
• DSC (contrôle dynamique de stabilité) avec
TCS (système antipatinage)
• Système de contrôle de la pression des
pneus (TPMS)
• Jantes en alliage 16″ ‘Silver’
• Boucliers avant et arrière couleur
carrosserie
• Capote souple à ouverture manuelle
(Roadster)
• Phares avant LED avec feux diurnes
• Poignées de portes couleur carrosserie
• Rétroviseurs réglables électriquement et
coques assorties à la couleur carrosserie
• Optiques LED à l’arrière
• Radio AM/FM, entrées USB et AUX,
4 haut-parleurs
• Ordinateur de bord avec indication
de la température extérieure
• Volant réglable en hauteur
• Climatisation manuelle
• Verrouillage centralisé avec commande
à distance
• Coupe-vent petit format (Roadster)
• Vitres électriques

Franchement, pour moi, c’est amplement suffisant et à un coût à peine croyable. Dans le concept et pour l’usage que j’attends d’un petit cabriolet biplace, pas besoin de GPS, de sièges en cuir chauffants, d’aides de trajectoires, de détecteur d’angle mort, de système Bose 9 haut-parleurs, de climatisation automatique, de capteurs de pluie… Mais si vous désirez une quasi full options, le montant n’est que de 26.190€ pour la finition SKYCRUISE.

La Mx5 c’est plus qu’une voiture, c’est un état d’esprit et je l’ai remarqué sur les routes. À l’instar des mouvements Oldtimer VW, quand une Mx5 croise une autre Mx5 quelque soit la version, le conducteur vous fera un signe. Avant ce test-drive, je me suis toujours dit qu’un jour, j’aurai une voiture plaisir et j’imaginais plutôt une sportive bien cher que j’achèterais d’occasion. Mais après cette semaine à son volant, ma conclusion est que le jour où je peux me le permettre, la Mazda MX5 sera la première sur ma liste.