Dacia Duster 1.2 TCe 125 2018


Test Drive / mardi, juin 5th, 2018

Constructeur automobile Roumain depuis 1966, Dacia a produit principalement des dérivés de modèles Renault. En 1999 le groupe Renault rachète la marque et fabrique des véhicules qu’on pourrait qualifier de Renault « basiques ». Aller à l’essentiel, c’est à dire une voiture fiable, sécurisante et économique. En 2010, Renault sent que l’avenir est tourné vers les SUV mais qu’ils sont relativement chers quelle que soit la marque. Le Duster voit le jour à un prix défiant toute concurrence. Gros succès dès son lancement, le Duster a tout pour plaire à celui qui cherche un véhicule pratique, surélevé (facilité de monter dedans) et à bon prix. Mais tout n’est pas aussi rose, il n’est pas des plus agréables à conduire, la direction est lourde en manœuvre, le châssis ne convainc pas et l’insonorité dans l’habitable est quasi inexistante. Bref, 7 années passent et revoilà le baroudeur prêt à vivre sa seconde génération. Réussira t’il à rester bon marché et en même temps à s’améliorer ? C’est que ce je voulais découvrir en demandant ce test drive à Renault Belgique.

Tout d’abord, le lifting extérieur qui pourrait paraître léger de loin est pourtant totalement neuf. Le design est  repensé et la carrosserie n’a plus aucun élément commun avec la précédente génération. Un style moderne avec une ceinture de caisse rehaussée et la base de pare-brise avancée de 10 cm. Des « extracteurs d’air » sont ajoutés aux ailes renforçant ce coté tout-terrain mais le fait qu’ils ne soient que décoratifs les rendent « too much ». La face arrière est embellie avec des feux qui ne sont pas sans rappeler ceux de la Jeep Renegade.

Je prends possession d’un Duster 2 roues motrices en moteur essence de 125 ch et en finition Prestige:

Équipements Prestige

  • Banquette arrière rabattable 1/3 – 2/3
  • Siège conducteur réglable en hauteur
  • Volant réglable en hauteur et profondeur
  • Régulateur de vitesse
  • Conditionnement d’air manuel
  • Lève-vitres avant électriques à commande impulsionnelle côté conducteur
  • Projecteurs anti-brouillard avant
  • Rétroviseurs extérieurs électriques et dégivrants
  • Aide au stationnement arrière
  • Avertisseur d’angles morts
  • Barres de toit, rétroviseurs extérieurs, ski avant et arrière chrome satiné
  • Caméra de recul
  • Jantes Alu 17 » Maldives noires diamantées
  • Lèves-vitres arrière électriques
  • Siège conducteur avec réglage lombaire et accoudoir central
  • Système de navigation intégré Média-Nav avec écran tactile, radio, Bluetooth, prise Jack, USB et commandes au volant
  • Tiroir de rangement sous siège passager avant
  • Vitres surteintées
  • Volant cuir

A l’intérieur, on sent l’esprit Renault, le SUV n’a pas grand chose à envier à ses cousines. Une belle finition, un tableau de bord sobre et bien fini, des plastiques durs mates et bien assemblés , des sièges confortables, peu de boutons et ceux présents sont bien intégrés et donnent un beau look à l’ensemble. Je remarque que l’écran tactile est plus haut que dans la précédente version, ce qui est plus agréable pour le conducteur qui ne doit plus trop quitter la route des yeux pour suivre la navigation. La colonne de direction et les sièges offrent de bonnes possibilités de réglages, de quoi trouver une position parfaite pour enchaîner les kilomètres. J’apprécierai les rembourrages en cuir des accoudoirs de portières ainsi que les quelques touches alu sur le pommeau, les poignées de portes, le volant et le bas de la console centrale. L’espace pour les passagers arrières est tout à fait correcte, l’assise est bonne même si la banquette est peut-être un peu trop droite. Le coffre a une capacité de 445 litres, quelques litres en moins que l’ancienne version, c’est en partie dû à l’amélioration de l’insonorisation.

Il est temps à présent de prendre la route au volant de ce SUV. Une première chez Dacia, c’est le bouton Start pour démarrer. Une fois en route, je constate la nette amélioration d’insonorisation, le moteur ou les bruits extérieurs sont à peine audibles. Ce qui était par le passé une lacune devient un argument de qualité.  Je trouve le moteur 1.2 agréable à la conduite, même si il n’est pas des plus puissants, mais le fait que l’auto ne fasse que 1200 kg rendra les 125 chevaux suffisants. La boite de vitesse est agréable et j’ai apprécié jouer avec pour monter dans les tours, histoire d’avoir plus de sensations. Sur la route, la direction est fluide, les routes sinueuses ne sont pas un souci et le châssis, pourtant inchangé par rapport à l’ancienne version, semble être en mesure de séduire car les mouvements de caisse sont peu ressentis. Je ne sais pas si les ingénieurs ont travaillés sur les suspensions, mais en tout cas, je les ai trouvées très performantes.

N’ayant que la version 4×2, j’ai malgré tout testé les sentiers et les terrains accidentés. La hauteur de caisse permet des franchissements que certains SUV ne pourraient se permettre. La version 4×4 devrait certainement donner du plaisir dans les bois et autres passages difficiles.

Pour jouer l’économique jusqu’au bout, une application ECO est intégrée à l’écran, celle-ci permet de suivre votre consommation et évaluer votre conduite. C’est assez sympa et on se prend au jeu. Pour la petite histoire, personnellement je n’ai réussi à réaliser des performances maximum que de 89%. Je joue trop avec le levier de vitesse semblerait-il. Niveau consommation, au bout de 800 km et divers tests sur des parcours assez différents les uns des autres, je suis resté entre 4.9L et 5.2L au 100 km en mode ECO. Bien entendu, rouler en ECO, c’est perdre un peu de puissance mais c’est tellement plus agréable pour le porte-feuille. En mode normal, je suis resté entre 5.5L et 6.0L. De tous les SUV que j’ai eu la chance de tester en essence, il est le moins gourmand. Voilà donc un très bon argument supplémentaire par rapport à la concurrence.

Niveau équipement de base le Duster intègre beaucoup plus que l’essentiel; l’allumage automatique des feux, le démarrage en côte, le limiteur de vitesse, la surveillance de pression de pneus et encore bien d’autres choses. Un détail m’a particulièrement intrigué, et j’ai oublié de demander si c’était également sur la version de base, le Duster est équipé de 4 caméras qui permettent une vision parfaite des extérieurs de la voiture pour se garer. Cela peut paraître futile, mais étant un maniaque des jantes, me rendre compte à quelle distance je suis par rapport à la bordure du trottoir, c’est vraiment une option que j’aimerais avoir sur mon prochain véhicule personnel.

Pour terminer cet article, je parlerai du point numéro 1 des arguments de vente Dacia: le prix

Proposé à partir de 11.900€, le Duster tel qu’essayé est facturé 18.550€. Autant dire qu’il n’a aucun rival sur ce point. Ancien propriétaire de 3 Renault, je me vois très bien à l’avenir envisager un Duster. Fini cette image de véhicule « Low Cost » et fade, elle a du charme à revendre.